2020

Vanités, natures mortes

et portraits …

 

Aline Siffert

 

Memento vivere - Memento mori.

Souviens-toi de la vie - Souviens-toi de la mort.

 

Pièces uniques ou séries limitées signées et numérotées.

Technique : impression sur toile de lin naturel, montée sur châssis.

 

Ces œuvres s'inscrivent dans la lignée des Vanités en peinture, tableaux exécutés pour nous rappeler, par des allégories explicites et universelles, que nous sommes mortel.le.s. Concentrons nous sur l'instant présent et cherchons l'essentiel de la vie. Une certaine mise en garde pour notre attirance naturelle pour les choses superficielles et futiles : les biens, les richesses accumulées.

 

Des tableaux qui nous interrogent sur la vacuité de nos passions, occupations et préoccupations humaines. Ce collage numérique réunit une multitude d'images, plantes, insectes, horloges, bijoux... Les portraits sont tirés pour la plupart de peintures des XVI° et XVII° siècles, avec une prédilection pour le maniérisme et ses costumes au raffinement luxueux (Lavinia Fontana, Bronzino...). Chaque élément, fragment d'image retravaillé est isolé, épuré, magnifié jusqu'à être, dans une cohérence subtile, esthétiquement compatible avec les autres. Ces dessins devenus symboles peuvent être ensuite intégrés à la composition. Les motifs sont répétés pour donner un effet suranné de tapisserie. En noir et blanc, avec un peu de gris en fond, tout en aplat, le traitement graphique stylisé, avec ses découpes franches, rappelle la gravure, la sérigraphie ou la bande dessinée.

 


« Je construis une bibliothèque de symboles, réutilisables à l'envie : crânes, portraits de séduisantes jeunes femmes dont la beauté fugace risque de se faner aussi vite que celle des fleurs qui les nimbent, plantes luxuriantes entremêlées, légers papillons virevoltants mais éphémères, insectes répugnants et menaçants, pendules ou horloges qui nous rappellent, bien sûr, la course inéluctable du temps, bijoux étincelants et pierreries rutilantes que les belles devront, à regret, abandonner ici bas, armes bien vaines, inutiles et inefficaces dans notre duel perdu d'avance avec la mort. »

 


Cette juxtaposition de clichés interactifs fait mouche à tous les coups et nous touche en plein cœur. Émaillée par des éclats de lumière, cette foisonnante composition végétale, pleine de fraîcheur apparente fixe une nature vivante, une nature qui n'est pas encore morte mais qui va mourir...
Est-ce un clin d’œil au paradis perdu, au jardin d’éden ?...
Une profusion de détails entre lesquels notre regard vagabonde, erre, cherche et trouve des mystères à décrypter...
Ces œuvres figent une illusion décalée de l'ancien pour mieux résonner avec notre actualité.